L’Incontournable Leadership Féminin


Les femmes contribuent intensément au développement de l’humanité à l’échelle des individus, des organisations, et des sociétés. Elles le font passionnément, parfois dans l’exclusion, souvent dans l’inégalité des chances et des opportunités, mais elles le font surtout avec beaucoup d’influence sur les hommes et les organisations dont elles font partie.


Dwight Eisenhower, président des Etats Unis d’Amérique entre 1953 et 1961, a brillamment défini le leadership en tant que l’art de faire faire à quelqu’un quelque chose que vous voulez voir fait, parce qu’il a envie de le faire. Ce qui est très marquant dans la définition de Eisenhower, c’est qu’elle met surtout en avant les capacités d’influence et de persuasion qui impliquent un pouvoir implicite du leader. Le leadership n’est pas une question d’autorité injonctive mais plus une subtilité qui implique une action indirectement commandée. Les femmes ont cette capacité innée d’influencer, et même dans une mesure plus efficace et plus subtile que les hommes.


La femme et l’homme naissent avec les mêmes capacités d’intelligence et les mêmes facultés mentales et psychologiques. La nature a fait que certaines facultés relatives à la force physique de la femme soient moins impressionnantes que celles de l’homme. Ceci dit, en terme de facultés émotionnelles et intuitives, les femmes surpassent souvent les hommes et parviennent à orienter plusieurs décisions et actes au sein des organisations sans confrontation directe à travers l’omniprésence d’un leadership implicite. Ce constat est très important car il met en valeur le pouvoir et le leadership des femmes. Ce dernier est bien omniprésent, mais ne dépasse pas le stade du faire faire et de l’influence, et devra transcender les résistances pour aller vers la prise de décision, la gouvernance, et le management.


En effet, en terme de parité, l’égalité homme-femme en ce qui est de la prise des postes de décision est flagrante. Selon l’Observatoire Skema de la féminisation des entreprises françaises, la présence des femmes dans les comités de direction ne dépasse pas les 10%, alors qu’elles représentent 34% du personnel et presque 30% de l’encadrement. Aux Etats Unis d’Amérique, le constat est similaire selon CNN Money Analysis. En effet, seulement 14.2% des 5 positions exécutives des 500 plus grandes entreprises Américaines ( S&P 500) sont occupées par des femmes. Pire encore, seulement 23 des 500 CEOs du S&P500 sont des femmes (moins de 5%) !

Nous devons certainement promouvoir la parité pour la prise des fonctions sensibles qui constitue un changement culturel profond. Les paroles historiques de Justin Trudeau, le premier ministre du Canada, le ‎8 mars 2016, doivent en effet inspirer tous les hommes:


«Chaque jour, je rencontre des femmes incroyables qui m’inspirent à être un meilleur féministe et une meilleure personne. Les femmes peuvent faire et être ce qu’elles veulent. Mais elles ne peuvent porter seules ce profond changement culturel. Les hommes doivent agir, donner l’exemple et être des modèles».

«Nous ne devrions pas avoir peur du mot féminisme» qui signifie tout simplement «l’égalité des droits et des chances entre les hommes et les femmes».

«L’égalité n’est pas une menace, c’est une opportunité» !


Par Farid Yandouz

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