Travailler dur n’est pas suffisant !

Updated: Jul 13, 2018


L’effet de causalité entre le travail dur est la réussite n’est pas tellement évident. Certainement, nous n’obtenons que ce que nous méritons, mais l’intensité du travail accompli n’est qu’un levier de la réussite et non une garantie de cette dernière. Si votre devise est de travailler dur, le piège est dans ce que vous valorisez par rapport à cette intensité de travail, et comment les bénéficiaires de votre travail conçoivent et perçoivent cette intensité.


Ne penser qu’à l’intensité de notre rythme de travail nous pousse consciemment ou inconsciemment à exiger de nos parties prenantes une reconnaissance dans ce sens. Or elles peuvent ne pas valoriser notre acharnement à sa juste valeur, ou avoir d’autres considérations qui sont plus primordiales selon leurs points de vue. Vous pouvez ramer très vite et très bien mais en même temps, vous êtes entrain de ramer dans la mauvaise direction. Un manque de considération n’engendre pas uniquement un échec mais aussi une déception par rapport à un effort considérable, qui a été malheureusement perdu. Pour optimiser votre performance, les déterminants suivant son essentiels:

  • Choisir le meilleur chemin pour atteindre ses objectifs (L’efficience)

  • Actionner et optimiser ses ressources pour atteindre ses objectifs dans le cadre du chemin choisi (L’efficacité)

  • Agir et réagir agilement en changeant de trajectoire et adapter son efficience et efficacité aux aléas qui peuvent survenir (L’Agilité)

  • Remettre en question la validité de ses objectifs et oser les changer s’il ne permettent pas de générer une valeur convaincante (La Pertinence)


Ces déterminants ne sont pas indépendants ! Et l’art de manager sa performance au niveau individuel et celle de son équipe / département, et de savoir reconnaître les dépendances entre ces déterminants, et les manier avec beaucoup de maturité afin de réussir. Il s’agit de là de toute la complexité de la vie de tout les jours des cadres performants. Par ailleurs, les 4 déterminants de la performance n’obéissent à aucun séquencement. L’activation ou la remise en question d’une variable peut interpeler une autre ou d’autres. Ce qui rend l’équation de maximisation de la performance individuelle moins une question d’équilibre, qu’un art de réconciliation. En pratique, on privilégie généralement un aspect de notre performance selon le contexte, puis nous intégrons progressivement d’autres variables au fur et à mesure. Nous le faisons spontanément et progressivement, mais nous n’intégrons que rarement les 4 composantes de la performance. La question alors est de savoir et devoir évaluer notre maturité à ces composantes pour ne pas s’égarer !



Par Farid Yandouz


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